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dimanche 17 août 2008

Exposition en hommage à Hélène de Beauvoir...


Une cinquantaine de peintures et de gravures de l’artiste de Goxwiller sont exposées à l’Hôtel du Département.
Jacques Preiss, ancien adjoint de Goxwiller et proche de l’artiste, est à l’origine de cette exposition. Il a pu mener à bien le projet d’exposer les œuvres de son amie, grâce à l’appui de Guy-Dominique Kennel, le président du conseil général du Bas-Rhin.
Hélène de Beauvoir, qui vivait à Goxwiller depuis près de quarante ans, avait décidé avant de mourir, d’offrir à sa commune vingt-huit tableaux et dix gravures. Le maire du village, Suzanne Lotz, a donc voulu rendre hommage au peintre en exposant ses tableaux dans le but de faire « perdurer son œuvre ». Il y a également une volonté de faire d’Hélène de Beauvoir « une artiste alsacienne à part entière car elle n’était pas très connue en Alsace de son vivant » a précisé le maire.
Bien qu’elle soit moins connue que sa sœur Simone de Beauvoir, Hélène de Beauvoir défendait les mêmes causes que l’écrivain, mais sans les mots, juste à travers ses peintures et ses gravures. Ses œuvres très colorées reflètent souvent l’oppression des femmes, thème qu’elle affectionnait tout particulièrement, ayant créé par ailleurs un foyer pour femmes en Alsace. Elle réagissait également aux troubles de son temps comme la guerre en Yougoslavie ou les manifestations de Mai 68 avec le tableau « Le Joli Mois de Mai ». Sa première exposition en 1936 avait été saluée par Picasso qui trouvait ses œuvres « originales ». Sartre, lui aussi, avait rendu hommage à son travail.
De nombreux tableaux qu’elle a peints avant la guerre sont difficiles à retrouver, la majorité d’entre eux a été détruite ou perdus. Les plus anciens tableaux exposés datent donc des années 1945-50. Certaines des œuvres de l’ exposition « une artiste passionnée, courageuse et libre penseur… » sont à vendre.

Mon avis : en 2003, j'avais lu le livre de Claudine Monteil " Les soeurs Beauvoir" chez Editions 1, j'avais alors découvert Hélène de Beauvoir, en faisant des recherches sur cette artiste, je n'avais rien trouvé malgré qu'elle ait vécu en Alsace... Et là, en juillet, j'ai eu la surprise de voir que le Conseil Régional organisait une exposition sur elle, je m'y suis donc rendue, très enthousiaste de découvrir cette artiste. J'ai vu de somptueuses gravures... Je la trouve plus douée en gravure qu'en peinture...


Note : 10/10

dimanche 22 juillet 2007

Une acquisition au MAMCS


. Didier Marcel, Classique, 2003, La sucrière, Biennale de Lyon




Didier Marcel

L'approche de Didier Marcel propose une vision singulière de l'espace. Ce n'est plus au spectateur de contourner la sculpture mas c'est tout un dispositif qui se déploie autour de lui dans le lieu d'exposition. Dans le périmètre de son regard, il découvre une oeuvre qui, composée d'éléments et d'objets du quotidien, lui suggère un autre rapport à son environnement. En effet, si celui-ci, urbain ou naturel, est souvent conçu comme cadre au sein lequel nous évoluons, c'est pensé dans une relation "intérieur/extérieur" ou bien dans celle de "contenu/contenant". En employant des objets du quotidien qu'il redimensionne, Didier Marcel bouleverse l'ordre des choses et leur localisation dans l'espace social.
L'utilisation de véhicules des années 70 relève alors d'une distanciation critique : carcasses abandonnées d'une autre génération, voitures Citroën et mobylettes Peugeot s'inscrivent dans l'espace d'exposition comme des sculptures. Lustrées et immobiles, elles nous permettent d'envisager différemment notre rapport au paysage, devenu une réalité idéalisée comme l'évoquent les maquettes d'architecture ou bien les éléments naturels (rondins de bois de bouleau, arbres en tissu) dans le travail de l'artiste. L'irruption de maquettes d'architecture, d'espaces modélisés miniatures dans celui de l'exposition, interroge non pas l'architecture en tant que telle mais pose la question du cadrage, comment un objet ou un espace en cadre un autre, et quelles en sont les conséquences ?
Hors de nos abris habituels (voitures, bâtiments), l'oeuvre de Didier Marcel trouble les repères que nous nous donnons. Ainsi, dans son travail, l'investissement du sol avec des surfaces colorées accompagne le trajet du spectateur. Parfois, des dispositifs giratoires lui offrent plusieurs points de vue d'un même objet sans qu'il se déplace.
Didier Marcel développe une pratique élargie de la sculpture qui pose une réflexion sur un espace ambivalent, oscillant entre fonction et présentation.

Tournage réalisé pendant la Biennale de Lyon 2003, à La Sucrière

Repères biographiques :
Né en 1961, Didier Marcel vit et travaille à Dijon.
Didier Marcel a déjà réalisé de nombreuses expositions personnelles. Voici les plus récentes : galerie Michel Rein (Paris, 2003), Musée de Dôle (2000), Villa Arson, Centre National d'art contemporain (Nice, 1999), Centre d'art contemporain de Vassivière en Limousin (Vassivière, 1999), Domaine de Kerguéhénnec (Bignan, 1999), Chapelle St Jacques (St Gaudens, 1999). Il est représenté à Paris par la galerie Michel Rein.

Article tiré de www.creativtv.net

Petit plus : Le Musée d'Art moserne et contemporain de Strasbourg (MAMCS) vient d'acquérir "Labour" pour la somme de 25000 euros!








Nouvelle acquisition du conseil régional de Strasbourg


Christopher Wool

Né en 1955, Christopher Wool appartient au groupe d'artistes qui émergea de SoHo à New York dans les années 80, une génération qui incluait notamment Jeff Koons, Haim Steinbach et Robert Gober. Il est connu particulièrement pour ses textes peints en noir et blanc qu'il fit pendant les années 1990 avec des citations célèbres inspirées par 'Apocalypse Now' de Coppola, George Clinton, ou Mohammed Ali, qu'il coupe ensuite de manière aléatoire, pour crypter les messages. Il encourage le spectateur à voir d'abord son oeuvre comme une collection abstraite de lettres pour ensuite transmettre un message choquant teinté de cynisme.
Dans les années 90, Christopher Wool transforma radicalement sa pratique artistique en se tournant vers le gommage et la destruction comme une méthode de production d'image. Son oeuvre, teintée d'humour noir et également marquée par une constante poésie, est une des plus représentatives dans l'histoire de l'art américain le plus récent.
Cette première grande exposition de l'artiste dans un musée français sera coproduite avec l'IVAM. Elle inclut 40 peintures et plusieurs séries de dessins et de photographies.











à gauche : Peinture à l'émail sur toile de lin, 264,2 x 198,1 cm Collection particulière
au centre : Peinture à l'émail sur aluminium, 274,3 x 182,9 cm
à droite :
Peinture à l'émail sur toile de lin, 274,3 x 182,9 cm
Article tiré de www.evene.fr.

Petit plus : Le conseil régional de Strasbourg vient d'acquérir une nouvelle toile de l'artiste pour 11400 euros!